Et oui, comme noël approche, cela signifie beaucoup de choses : fin de session, party de noël, party de famille, du temps avec ses proches... mais aussi le froid, la neige, le grattage de char, les pieds gelés, les doigts gelés, le pelletage et les rhumes. Je pense que ça s'équivaut, la seule différence c'est que le bout fun ne dure seulement que 2 semaines et le bout plate dure 3 mois.
Ah mais j'oubliais, est-ce qui parait y'a des joies de l'hiver ! De mon côté, je dois chercher loin pour en trouver. Mais non mais non... je suis un peu trop dramatique, j'avoue que c'est pas si pire l'hiver, habillé comme un ours, triple épaisseur, double mitaine et double bas. J'avoue que j'aime courir dans le froid et rentrer se mettre au chaud. J'aime aussi faire des bonhommes de neige... Jouer dehors, aller glisser avec Mia, ma petite fieulle (photo)... Où je voulais en venir avec ça déjà ?? Ah oui, essayer de me convaincre que j'aime ça finalement l'hiver.
Cela fait maintenant presque 3 semaines que j'ai repris l'entraînement ! Ça va très bien, toujours une relation comme-ci comme-ça avec la piscine, mais la motivation et l'effort est au rendez vous, c'est ça l'important.
Je joue au tennis, badminton ou squash une fois par semaine, c'est bon de mettre un peu de variété dans les entraînements. Petite note pour le squash : c'était ma première expérience, et je peux vous dire que c'est le sport de plus défoulant au monde ! À prescrire après un mauvais examen ou une mauvaise journée.
Je vous laisse, je vais aller monter le chauffage
Tom
vendredi 10 décembre 2010
samedi 4 décembre 2010
Récit de course Marathon de Boston
Salut !
Comme ce soir je me sens nostalgique et que je viens tout juste de relire mon récit de course du marathon de Boston, j'ai décidé de vous en faire part. Juste le relire m'a donné des frissons... Quelle expérience de course et de vie.
Bonne lecture !
J’embarque finalement dans l’autobus vers 6h30, pour arriver au village à 7h45. J’explore un peu les lieux, je prends vite un bagel, une bouteille d’eau, un petit café et un petit verre de gatorade et je vais m’installer sur le gazon, couché sur le dos. Je relax le plus possible, je profite du moment avec le soleil brillant à son plein. À 8h30 je décide de bouger, alors je vais à une table plus loin, où je rencontre 3 québécois d’une trentaine d’années. Même très bien habillé, je commence à avoir assez froid avec le vent glacial du matin. Mes muscles sont constamment contractés, incapable de me relaxer.
Comme ce soir je me sens nostalgique et que je viens tout juste de relire mon récit de course du marathon de Boston, j'ai décidé de vous en faire part. Juste le relire m'a donné des frissons... Quelle expérience de course et de vie.
Bonne lecture !
Ce matin-là je devais me réveiller assez tôt, car je devais prendre un autobus à la ligne d’arrivée entre 6h et 6h30 pour me rendre au village des athlètes, c’est-à-dire la ligne de départ. Comme je déteste être en retard, je me lève à 4h50, avec une bonne nuit de sommeil dans le corps. Toujours zen, je prends ma douche, mon déjeuner et ma mère vient me porter à une bouche de métro pour me rendre à l’arrivée. Je réussi à m’y rendre sans trop de problème, j’avais juste à suivre la foule.
J’embarque finalement dans l’autobus vers 6h30, pour arriver au village à 7h45. J’explore un peu les lieux, je prends vite un bagel, une bouteille d’eau, un petit café et un petit verre de gatorade et je vais m’installer sur le gazon, couché sur le dos. Je relax le plus possible, je profite du moment avec le soleil brillant à son plein. À 8h30 je décide de bouger, alors je vais à une table plus loin, où je rencontre 3 québécois d’une trentaine d’années. Même très bien habillé, je commence à avoir assez froid avec le vent glacial du matin. Mes muscles sont constamment contractés, incapable de me relaxer. À 9h15 je vais porter mon sac pour ensuite me diriger au départ qui est environ à 1.5 km. Je suis maintenant en petite short et en t-shirt, complètement congelé avec le vent de face. J’arrive au départ à 9h40, je prends une bonne place dans ma rangée et j’attends. Mes muscles sont toujours aussi contractés que plus tôt ce matin, je me dis que je perds énormément d’énergie, voyons voir si je vais ressentir tout ça durant la course. Les pros arrivent, j’ai la chance de voir Ryan Hall et Meb Keflezighi, les 2 américains favoris. Voici l’hymne national des États-Unis, les jets qui nous passent juste au dessus et quelques secondes plus tard, le feu de départ. Ça prend quelques secondes avant que je puisse avancer et hop, c’est parti !
Enfin je me réchauffe assez rapidement, je trouve mon « beat » de course, peut-être un peu trop rapide, mais je suis assez constant. Malheureusement il y a juste les marqueurs à chaque KM pendant les 5 premiers… Ensuite on les voit juste à chaque 5km, alors c’est difficile de savoir si je garde le même pace. Voici mes sensations après 5km de course : mal au psoas gauche, à l’ischio gauche et au mollet droit. Bon, ça commence mal. Après 10km j’ai déjà mal aux jambes comme si je venais d’en courir 20. Maintenant je sais ce que c’est une mauvaise journée ! Tant pis, j’essai de garder le même rythme et on verra bien ce qui va arriver, après tout je vais avoir mal d’une manière ou d’une autre.. Voyons ce que ma tête peut endurer. Les KM s’enchaînent, je suis assez surpris de ma constance. À mi-course j’ai assez mal aux jambes, assez même pour changer légèrement ma technique de course et me mettre en mode « économie ». Je me rappel qu’à mon marathon en août dernier je m’étais mis en mode économie seulement au 35ième km… Ouff, je crois que ça va être plus difficile que prévu ! N’aidant pas la cause, je commence à avoir mal au ventre à ce même moment (qui a duré toute la course). Me voilà au km 25, toujours dans la douleur. Je suis tout à fait conscient que le bout difficile du parcours arrive (environ 8km de côte). Comme je commence à monter, j’ai un « regain » d’énergie. En fait ce n’est pas vraiment un regain, mais plutôt le mal qui change de place ce qui me fait du bien. Je commence à dépasser beaucoup de monde, j’en vois plusieurs qui s’arrêtent, qui marchent… Bizarrement, c’est à ce moment-là que je me sens le mieux depuis le tout début de la course. Même avec des douleurs intenses aux jambes, ma tête a pris le dessus et je garde le rythme. Km 30, ……35, celui-là j’avais hâte qui arrive ! La foule est déchaînée, j’entend à quelques reprises : you look good ! ou encore you look sexy ! (par une fille bien-sûr) ce qui me donne de l’énergie. Je cache tout de même ma douleur derrière un sourire, je tappe encore dans les mains des enfants, faut quand même profiter au max de l’expérience ! Je pense à tout le monde qui me regarde sur internet, qui pensent à moi, ce qui me donne des frissons et l’énergie nécessaire pour continuer à garder difficilement le rythme.
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| Les derniers 100m de la course |
Les miles me semblent de plus en plus long à arriver, encore plus le km 40… ! FINALEMENT j’y arrive à ce 40e kilo, plus que 2km… un peu plus que 8 minutes aller lâche pas Tom ! Je franchis le dernier mile, le dernier ! J’entends tout le monde crier COME ON 1 MORE MILE TO GO, GO TOM (parce que j’avais marqué mon nom en dessous de mon dossard). Je vous dis, la foule est vraiment trop incroyable TOUT au long des 42.2 km ! J’avais jamais vu ça. Je tourne le dernier coin et je vois au loin la bannière FINISH. Wow j’ai réussi, aller plus vite plus vite, mais mes jambes sont incapables de m’écouter ! Je traverse la ligne d’arrivée, plus content que jamais, je vois mon temps sur ma montre : 2h52. Wow. Quelle sensation (en fait j’en avais plus vraiment, mais bon).
Peu après je vois ma mère, trop gentille, qui patiente là depuis plus de 2h juste pour avoir une bonne place pour me voir arrivée. Je la sert fort dans mes bras, on parle un peu et on se donne rendez-vous un peu plus tard. Je marche tranquillement et un peu plus loin, je me met à faire des push up. Ça fais drôlement du bien..! Les bénévoles et les participants me trouvaient un peu fou, mais ils ne savent pas comment ça fait du bien ! Ce qui était drôle aussi c’est que pendant que je faisais des push up, il y en a d’autres qui étaient pris rapidement en charge par des bénévoles, soit qu’ils s’écroulaient par terre, tombaient sans connaissance ou perdaient totalement la carte.
Cette course est un exemple parfait qu’on ne doit jamais arrêter d’y croire. Je ne veux pas faire la morale, mais juste vous faire prendre conscience que c’est fou de voir jusqu’où on peut aller si on n’arrête jamais d’y croire !! Ce fut sans aucun doute la course la plus difficile de ma vie.
J’ai finalement pris le 649e rang sur plus de 23 000 avec un temps de 2h52:39
Je voudrais remercier tout le monde qui m’ont encouragé et pensé à moi, c’est grâce à vous que j’ai pu terminer avec un bon temps ! J’ai vraiment souvent pensé à vous durant ma course. À chaque fois ça me donnait de l’énergie et dieu sait que j’en ai eu besoin ! Mais, la personne que je remercie le plus est ma mère, elle qui m’a suivi tout au long de la fin de semaine, qui s’est levé aux petites heures du matin juste pour moi, qui a gelée à la ligne d’arriver juste pour me voir arriver… Merci maman !
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